|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
Franck COMPPER, l'artisan un peu fou de ces manifestations se bat passionnément depuis de nombreuses années avec son association pour donner à la culture ses lettres de noblesses. La culture, car c'est bien là notre propos, puise dans les différentes cultures de notre pays pour s'étendre vers les pays limitrophes, afin de nous donner le meilleur à travers la parole de ses conteurs. |
 |
|
|
|
La première reamrque que l'on peut faire c'est que les moyens matériels ont été mis pour faire des prestations de qualité. Une sonorisation sans faille, des micros HF, des éclairages et un décors réalisé par une personne du cru. Il ne manque plus au niveau de l'éclairage qu'un spot pour pister les acteurs... |
|
|
| Bien que cela se passe dans l'ouest guyanais, la couverture médiatique a été d'importance : la radio RCI ; Netplus a couvert en direct sur internet l'ensemble de la manifestation du samedi.
Evidemment ce n'est ni du foot ni une promo pour un CD de zook love. RFO, qui n'a de la culture qu'une vision étriquée, accordera sans doute deux à trois minutes pour "couvrir" l'évenement... Ce rendez-vous annuel est amené à prendre de l'importance et aura sans nul doute une extension internationale. |
 |
|
|
|
Alors, peut-être, accorderons nous sur nos antennes, la place que mérite un tel travail. On peut rêver... Les spectateurs quant à eux ont aprécié ce rendez-vous.
La Guyane, communauté multiethnique : voila l'exemple frappant de ce que l'on devrait faire pour une intégration réussie. Traduire les mots par les actes, voilà ce que fait Krakémanto en réunissant amérindiens, créoles, busi nenge, métropolitains. A terme, les hmongs, les brésiliens et les haïtiens viendront rejoindre le cercle qui ne demande qu'à s'agrandir. |
|
|
|
|
|
|
|
|
Chaque conteur a utilisé sa langue maternelle, sans qu'il y ait de traduction. En tant qu'éducateur, j'ai noté combien il était difficile de capter un public dans une langue qu'il ne comprend pas. Le kalin'a reste hermétique à la majorité du public. J'imagine mon état si je devais écouter une personne toute la journée, rivé à ma chaise, sans comprendre ni pouvoir m'exprimer dans sa langue... Prise de tête assurée. |
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
C'est là que la magie du conte intervient...
Kajoeramari ALOYSIUS, du haut de ses soixante dix ans, venu du village Galibi (Surinam) est parvenu à enflammer le public. Cette communion a libéré tout le monde dans de grands éclats de rire. C'est sans doute comme cela que l'on rapprochera les gens, qu'on les amènera à mieux se connaître.
Amérindien, busi nenge, créole, côte à côte, regardant dans la même direction, avec leurs particularités, mais aussi avec tout ce qui les rassemble... Car le conte est universel. |
|
|
|
 |
 |
Bernard MAFOO, a développé des qualités d'acteur qui ne m'étonne pas. J'aimerais parlé de cette personne que je connais depuis de nombreuses années et pour laquelle je suis particulièrement admiratif.
Etant né à Albina (Surinam) il se distingue du reste de sa famille nombreuse qui est né à Saint-Laurent. Lorsque je l'ai connu, il ne parlait que "taki-taki". Chaque mot prononcé retenait son attention. J'ai observé avec attention sa technique que je n'ai vu nul part ailleurs et que je serais bien en mal d'appliquer... |
|
|
|
|
Dès qu'il entend un mot nouveau, il en demande la signification et réclame un exemple pour bien s'en imprégner. Il s'arrange pour rencontrer la personne qui lui a donné les informations, dans la journée même, et mine de rien, glisse une phrase avec le mot en question. Il valide ainsi ses acquis. Autant dire, que ce mot fait dorénavent partie de son vocabulaire. Aujourd'hui, Bernard s'exprime en français dans un langage presque châtié.
J'aurais aimé que l'Education Nationale saisisse l'oportunité de le recruter en tant qu'aide-éducateur. Il y aurait fait des miracles. Il n'est malheureusement pas français et n'a pas de diplômes à présenter...
Lors du recrutement de nouveaux médiateurs culturels on devrait d'urgence faire appel à lui. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Les femmes qui dominent notre société n'étaient pas en reste. Elles ont pris l'espace qui leur était offert, pour une fois de plus, nous séduire. Que ce soit nos spécialistes du conte, Yéyette (Floriette Méthon), Malou (Maie-Louise Caille) ou la dominicaine Colina Bazil, elles ont toutes montré une maîtrise de leur art.
Ti'iwan COUCHILI-MAUREL, aide-éducatrice à l'école d'Elahé a vaincu sa timidité devant un public conquis et prêt à l'accompagner dans sa démarche. Elle retirera sans doute de cette expérience la confiance qui lui permettra de se transcender.
Les hommes ont eu fort à faire pour tenter de les surpasser. Certains ont eu l'intelligence d'utiliser le public pour arracher le morceau.... |
|
|
|
|
|
|
|
Le cru 2001 de KAMALAKULI MATO fut une réussite. Ce n'est qu'un début, une mise en bouche. Le meilleurs reste à venir... |
|
|
|
 |
 |
|
 |
|
|
|
|
|
 |
 |
 |
|
|
|
Deux sites qui traite du sujet :
http://www.gensdelacaraibe.org/conteurs.htm
http://www.nplus.gf/krakemanto
|
|
|
|
|
|
|
|
Michel NORKA |
|
|